Ma philosophie

« Il y a matière à créer dans la joie et la joie est portée par la création c’est un cercle vertueux ».

Je supporte mal de vivre dans un monde où le drame devient l’événement le plus important du quotidien alors même qu’on oublie les moments heureux.

« L’art est le reflet de l’âme »

Pour ma part, peindre est une façon de se faire du bien, de trouver un exutoire à la souffrance, de purger et de nettoyer son âme ;

Quand nous faisons quelque chose qui nous passionne (art, travail, sport, loisirs…) nous ne voyons pas le temps passer, nous vivons le moment présent.

Et c’est pour cela que l’art et la peinture sont des vecteurs de bien-être.

Depuis plus de 20 ans je participe à une démarche de développement personnel ; je côtoie aussi la philosophie taoïste, la philosophie zen, le Feng shui, le tai-chi chuan, le reiki, la méditation, ainsi que la philosophie holistique ; 

Tout cela me permet de mener ma réflexion sur le sens de ma vie, sur ce monde et ma place dans ce monde.

Ces courants apportent une grande richesse à ma vie.

L’art au même titre que la méditation est une façon de rester soi-même et de vivre en harmonie, en paix intérieure.

L’art est aussi une énergie créatrice et créative qui permet de rentrer dans une vibration positive.

Ce constat m’a amenée à définir le Positive ART. 

Le Positive ART

 

Au travers du « Positive Art » j’affirme ma philosophie artistique : « Il y a matière à créer dans la joie et la joie est portée par la création, c’est un cercle vertueux ».

Je propose un courant qui véhicule une autre façon de vivre et de vivre en tant qu’artiste. Nous sommes tous des artistes dès qu’une passion nous anime et nous emporte (artistique ou autre).

Cette passion, cet art ...est la nourriture de mon âme.

C’est un pied de nez à tous ceux qui pensent qu’être artiste implique d’être torturé, en mal-être permanent.

« Je peins ce que je veux quand je veux pour me faire plaisir et donner du plaisir aux autres »

Tel est le slogan du Positive ART dont la règle principale est celle d’obtenir un état de bien-être (artistique) profond.

Le fil conducteur de mon travail d’artiste 

Pour expliquer le lien qu’il y a, pour la recup’artiste que je suis, entre ma philosophie artistique, le positive art, la récupération de matériaux, j’évoquerai Albert Einstein.

J’ai lu et dévoré « la formule de Dieu » de José Rodriguez dos Santos ;

À la croisée du roman historique et du thriller, avec des éléments de langage relevant de la physique, le récit interprète certaines découvertes scientifiques, notamment dans le domaine de la physique quantique, de manière à répondre à des questions existentielles ; l’intrigue démarre par le travail de décryptage d’un manuscrit inédit d'Albert Einstein. Outre l’intérêt fort que je porte au thème, je suis passionnée par ce grand homme et c’est avec plaisir que je propose deux citations de ce scientifique :

 « La créativité est contagieuse, faites-la tourner. » Albert Einstein

Je perçois la créativité comme la capacité, le pouvoir de créer, d'imaginer et de réaliser quelque chose de nouveau.je la visualise comme une fontaine magique, plus elle est sollicitée, plus elle est puissante, inspirante.

Je pense que c’est comme un déclic dans le cerveau, comme une lumière qu’on fait jaillir et qui ne se tarit pas facilement …c’est comme si le cerveau avait le pouvoir de créer à partir de rien, d’une image, d’un mot, d’une sensation …d’une matière …d’un objet…d’une couleur…

Je souhaite partager cet état d’esprit et surtout les bienfaits que la créativité m’apporte au quotidien, dans l’art mais pas que…. Dans la vie, dans mes relations avec les autres ….

La récupération de matériaux m’offre un renouvellement permanent de la créativité ; je ne dis pas que cette voie est confortable car chaque matière nouvelle peut remettre en question ma ligne artistique mais le bien être intérieur généré par ce challenge est incomparable.

« L’imagination est plus importante que le savoir » autre mat d’esprit d’Einstein :

Toute plaisanterie mise à part, c’est plutôt vrai, l’imagination peut nous permettre de donner naissance à des idées, de visualiser des choses absentes, de créer, d’inventer……. Tout court.

En quoi est-elle plus importante que le savoir, peut être juste parce qu’elle fait partie de notre kit de survie, Je pense que l’imagination est comme une bulle d’air frais et parfumé, qui vole autour de nous et nous permet de respirer dans une autre ambiance … nous aide à rêver, à vivre en harmonie… pour moi elle s’inscrit dans le Positive Art.

Mes inspirations en peinture 

Si je devais choisir une œuvre et une seule, qui a été pour moi une source majeure d’inspiration : le « Voltaire de Dali » Appelé « le marché d’esclaves avec apparition du buste invisible de Voltaire »

Ce tableau m’a toujours fasciné : plutôt petit, il joue avec notre perception ; L’illusion d’optique est parfaite. Nous abordons la 3D en 1940.

Au premier plan, une esclave de dos et au second plusieurs autres qui forment le buste de Voltaire.

Ce tableau a attiré l’attention de plusieurs neuro scientifiques. Selon l’endroit où nous sommes placés nous percevons le marché ou bien nous percevons le buste ; ce tableau en dit long sur notre cerveau.

Mais le génie de Dali culmine par son message :il peint deux scènes sur le même tableau et cinq personnages et c’est cet ensemble qui forme les contours et les creux du visage de Voltaire.

Ce tableau représente l’accès à l’imaginaire, à la perception spontanée, à la 3D .

De facture classique : ce tableau est parfait !

De plus le message est clair ,Voltaire philosophe des lumières dont les écrits insufflent un vent de liberté est mis en vie par « l’activité » des esclaves sur une scène : une pichenette d’humour doublé d’un message profond.

 

 

Si je devais parler d’une deuxième source d’inspiration en peinture, je parlerai d’un « duo » d’œuvre :

Les "Glaneuses" de Millet et celles de Banksy :

Les "Glaneuses" de Banksy est une œuvre qui revisite l’œuvre de Millet.

Millet a peint un tableau qui apparaît de prime abord comme une toile d'apparence très figurative ;Au premier plan, grâce à un jeu de techniques graphiques simples mais parfaitement maîtrisé (jeu d’échelle, lumière rasante et ombre bistre sur des glaneuses aux dimensions imposantes et presque démesurées, trois femmes pauvres, quasi immobiles, austères, visages cachés, vêtements propres aux couleurs pastels) ; Et au fond, le joyeux désordre de la moisson, l’agitation, la multitude de travailleurs, gerbes, charrettes, meules… tout un monde en mouvement, producteur de richesses, cavalier à droite vraisemblablement un régisseur . Millet met en lumière et au premier plan les personnes les plus misérables de la société, les glaneuses, celles qui ramassent ce qui reste dans les champs une fois que tout le monde est passé.

Lors de la présentation de la toile au public en 1857, Millet réussit un coup de force : réunir plastiquement, dans le même espace, deux mondes qui ne se rencontrent pas, et mettre ainsi en scène le prolétariat campagnard côtoyant la classe au pouvoir qui l’ignore. Vous l'avez compris il s'agit d'une classique histoire de lutte des classes., 

151 ans plus tard, en 2008 le célèbre Street-artiste Banksy accroche dans le musée de Bristol une version revisitée du célèbre tableau.

Banksy exécute une « sortie de cadre » et nous rappelle quelques règles de la création artistique.

-Le pouvoir de subversion et de polémique de la peinture qui n'est pas une pratique récente : A sa façon Banksy nous propose sa propre vision des Glaneuses, donnant un style moderne à celle qui sort du cadre, il confirme son origine ethnique et son appartenance sociale ; la clope lui confère en côté décontracté.

-L'art est aussi synonyme d’innovation, l'innovation est l’accès à la sortie du cadre : cette œuvre nous ramène à une interprétation directe et brute du tableau, le second plan et le second degré est gommé, presque oublié, le premier plan devient aussi le premier degré et met en lumière le scandale de l'époque Millet.

le roi de la provoc’ ,Banksy est aujourd’hui la star incontournable du Street art. 

 

Mes autres sources d’inspiration :

La BD

Je suis admirative du talent de certains dessinateurs : Jean Van Hamme, Hugo Pratt, Gotlib. Coup de cœur pour Michael Turner (comics) dont les héros et héroïnes sont magnifiques !

Une mention spéciale pour Fathom, la beauté d’Aspen, son style très surf, l’ambiance science-fiction.