Les américains natifs comme les Cheyennes, Cherokees et Sioux prononçaient des prières en mélangeant la peinture pour lui conférer des capacités sacrées. Ils lui prêtaient des pouvoirs surnaturels, elle était souvent appliquée par un chaman.

J’ai immédiatement été touchée par l’impression de crainte du portrait que je voyais.

Je n’ai pu rester insensible à cette fragile beauté encore enfantine.

Au fur et à mesure de la réalisation, j’ai fait le rapprochement avec les amérindiens et leur peinture de guerre pour faire émerger le « masque » du visage de la jeune femme. Les femmes indiennes se servaient des peintures pour s’exprimer mais aussi pour souligner leur beauté, clin d’œil à la beauté de Pocahontas.

Le regard laisse entrevoir la pureté, l’âme, les lignes sont douces.

Mon choix s’est porté sur une Composition aléatoire de lignes pour renforcer les courbes du visage, proposant un effet tendre et un côté enfantin.

Les peintures choisies aident au décodage du masque :

Le rouge orangé pour souligner la douceur du portrait et rouge sombre pour donner la sensation de force, de résolution. Pas de peinture noire ici, associée à la mort mais du bleu turquoise pour faire apparaître la confiance naissante, la bravoure. Le Blanc qui évoque la pureté,l’âme est présent dans les tatouages mais surtout dans les plumes, parure typique des amérindiens.